samedi 24 octobre 2009

De l'autre coté (de la Turquie)

Coucou,
je veux absolument poster un message sur mon dernier WE avant que toute la clique de français que j'héberge chez moi pour la semaine n'arrive et que je sois avec eux à me promener aux 4 coins de la ville.

Ce fut largement le WE le plus instructif depuis que je suis arrivée. J'ai été vraiment en immersion dans une famille kurde. Mehmet, un ami turc, m'a en effet invité au mariage de son frêre, à Bursa.
On a donc passé 3 jours dans leur grande maison. En fait, plus qu'une maison, c'est un immeuble de 4 étages, et chaque famille habite à un étage. Ils sont toujours les uns chez les autres, les enfants sont élevés tous ensemble. La notion de vie privée et d'intimité n'est vraiment pas la même que chez nous.

Quelques petits commentaires en vrac :

- C'était une famille très traditionnelle, toutes les femmes étaient voilées (léger, le voile mais bien couvertes aussi du reste du corps).
Les rôles hommes/femmes étaient bien définies : c'est bien simple, je n'ai jamais vu un homme rentrer dans la cuisine. Les femmes cuisinent (trés bien d'ailleurs), nourrissent les enfants (nombreux) et apportent la nourriture aux hommes, qui sont en train de discuter dans le salon. Mehmet nous a expliqué beaucoup de choses, sur les traditions. le rôle du père est encore trés important, ainsi, c'est à lui de décider si il accepte de donner ou non la main de sa fille. Bien souvent, elle est consultée, mais c'est toujours lui qui a le dernier mot en cas de désaccord.
L'appartement où nous sommes restés est celui du fils (ils sont 8 enfants!) qui s'est marié l'année dernière. Sa femme a le même age que moi (20 ans en l'occurence), a déja un enfant, et se comporte comme une vraie mère au foyer.

(Moi et Mehmet)




- La mariée avait seulement 17 ans (tandis que le marié en avait 27), elle a quitté sa famille qui habite Aydin (?), à 5h de route, pour venir habiter chez sa belle-famille. C'était un peu le choc pour elle, l'arrivée dans une nouvelle famille, une nouvelle ville, donc elle était trés discrète et n'avait pas l'air de respirer le bonheur. Autant le dire, je ne pense pas que les mariés se connaissaient énormément, le mariage a encore un but utilitaire ici.


- Le mariage en soi:
Le mariage a commencé à 20h, et a du se terminer à 20h30, trés court donc.
Les mariés attendent dans une salle jusqu'à ce que tous les invités soient là. Puis, ils sortent ensemble de la Gelin Odasi (salle de la mariée), s'asseyent derrière une table, et ne vont quasiment plus en bouger de la soiré (peut-être 15 minutes pour danser). Oui c'est pas trés fun pour la mariée.
Au niveau des traditions, le couple coupe ensemble une part d'un énorme gateau, boit aussi un truc orange et tout le monde applaudit.



Ensuite, le couple s'installe au milieu, chacun d'eux portent une écharpe, et pendant une heure les invités défilent pour les féliciter (Tebrikler, Mutluluklar) et agrafer sur leurs écharpes billets ou bijoux spéciaux (des sortes de pièces d'or).

Le reste du temps, c'est danses traditionelles kurdes. Souvent, ça se danse en cercle, ça va de facile à trés compliqué. On se tient le petit doigt, dans une ambiance fest-noz...
Il y avait un groupe de cousins qui dansaient particulièrement bien, ils devaient être environ 8 et là, c'était vraiment du spectacle.




(Jan, buvant le 8ème thé de la journée, au magasin familial)


(Après le mariage, toute la famille retourne à la maison prendre un repas nocturne, ça fait du monde!)

- C'était aussi une famille kurde. La télé était en permanence branchée sur les chaines kurdes (qui sont autorisées depuis quelques mois à peine, c'est la politique d'ouverture du gouvernement), qui passe des clips où des moustachus chantent des ôdes à la guerilla...
J'ai aussi rencontré un cousin de Mehmet qui m'a expliqué q'il avait fait de la prison pendant 20 mois pour avoir soutenu la cause kurde. En fait, la police a trouvé des magazines du PKK chez lui...
(Visite chez le barbier)

Ah oui, il faut que j'explique pourquoi depuis une semaine, tout le monde me demande ce que je me suis fait aux mains...
J'ai du me faire le hénné traditionnel. Et pour que ça dure assez longtemps, j'ai dormi avec...
Je ne sais pas si mes copines (et Maman) se rapellent que quand elles me faisaient des teintures aux hénné, elles gardaient les mains jaunes pendant une semaine alors qu'elles avaient du hénné sur les mains uniquement 1/2 h.
Etant donné que je l'ai gardé 8h, on imagine combien de temps ça va durer....
Bref, contrairement aux garçons qui, chanceux, n'ont que le petit doigt teinté, j'ai le bout de tous les doigts de la main, et la paume (avec un S pour Ségo).
L'avoir là-bas, c'était vraiment fun, mais ici, c'est minimum 10 fois par jour qu'on me pose des questions... ça intrigue bien les turcs aussi d'ailleurs!



Bref, ce fut le WE du choc culturel. Cette famille était vraiment très hospitalière et nous a accueilli comme des rois mais OUF, quelle chance j'ai eu de naitre dans une famille chrétienne en France.
ça a un peu remis en cause mes idéaux sur la Turquie, parce que si Istanbul c'est vraiment l'Europe, là, on en était bien loin!

Bon, plus que 3 heures avant que les copinous arrivent, le temps pour une dernière sieste!!! Merci aux djeunes qui ont laissé des commentaires! Les photos en noir et blanc sont de Kaspar, un des allemands qui était aussi invité.
Bisous à vous
Ségo
PS : quelques photos de Bursa, que j'avais déja visité mais qui est vraiment cool :

(Avec les neveux de Mehmet, dans un terrain vague à coté de chez eux)

(le bazar)



(Grosse radée)

mardi 20 octobre 2009

66 jours à Istanbul et bientôt autant de kilos

Salut à tous,

c'est toujours le grand mystère pour savoir si il y a des gens qui me lisent vraiment (excepté Dad & Mum, eux je sais qu'ils sont au taquet!), mais comme je n'ai pas la possibilité de mettre un compteur, vous pouvez me laisser des commentaires hein ?
Bon, m'en fous, j'écris quand même.

J'ai fêté mes 2 mois en Turquie de la manière la plus dépaysante qui soit : en allant à un mariage! C'était incroyable, super intéressant. J'ai découvert l'Autre Turquie, ou peut être la vraie Turquie d'ailleurs (elle n'est pas à Istanbul, c'est sur). Mais le résumé, ce sera pour plus tard, je veux d'abord récupérer des photos pour illustrer tout ça.

Donc, pour faire un article "utile", j'ai décidé de lister les

10 HABITUDES (bonnes ou mauvaises) que j'ai prises à Istanbul :

- prendre le taxi



- qu'on se lève pour me céder une place dans le bus

- qu'on m'offre des trucs, n'importe quand, et sans rien demander en retour : thé, borek, ...

- voir l'Istiklal (rue majeure d'Istanbul) aussi noire de monde à 2h du matin en semaine qu'un 21 juin à Grenoble place Victor Hugo




- voir des magasins ouverts à toute la nuit

- et donc, du coup, manger à n'importe quelle heure (et n'importe quoi)

- mettre du sucre dans mon thé

- boire 0,7 L de bière pour 5TL (2,5€)

-ponctuer toutes mes phrases de "cok guzel" (trés bien) accompagné du petit geste de la main conséquent (à savoir : joindre ses doigts et secouer)

-parler turc, anglais, français et espagnol dans une même soirée



Bon, en fait, c'est faux, je mens totalement. Toutes ces choses, je ne m'y suis pas du tout habituée, la preuve, je les remarque ! Je suis totalement IN LOVE de la Turquie, et il n'y a pas un jour où je ne me dis pas à moi même : "mais quelle chance tu as d'etre ici"!

Sur ce, je vous dis "Iyi Geceler" (bonne nuit), et Gorusuruz (à bientôt)
pour un nouvel article avec plus de photos, parce que là, je sens que j'ai été nulle !
Optum,
Ségo

lundi 12 octobre 2009

Istanbul is your classroom

En une semaine, à Istanbul et un WE (à Sile), j'ai :





appris :

-que la police stambouliote n'était pas particulièrement fan des altermondialistes : les contre-manifestations à la réunion du FMI et de la Banque Mondiale ont été dispersées par la police assez violemment : gaz lacrymogènes, jets d'eau... D'un autre coté, beaucoup de vitrines de banques ont été caillassées.




(CF ce site : http://berthoalain.wordpress.com/2009/10/06/affrontements-a-istanbul-autour-du-fmi-octobre-2009/)

-que mon cours de turc (pourtant 4h par semaine) ne me rapportait pas de crédits (il m'en faut 30), grrrr, j'ai donc dû prendre un cours en rab, ce qui porte à 22 mon nombre d'heures par semaine! Plus qu'en France !

- qu'il pouvait faire encore trés chaud en Turquie début octobre(surtout dans les transports en commun!)

-que même les policiers ne respectaient pas le code la route : on s'est fait ramenés gracieusement de Sile (à 2H d'Istanbul sur les côtes de la mer Noire) à Istanbul à 6 dans une voiture...

- qu'il n'y a pas qu'en France qu'on fait la queue pendant des heures pour obtenir sa carte de bus

-que l'accent français en turc était le plus sexy

-qu'il n'y a pas d'heure pour parler football

-qu'il pouvait y avoir des coupures d'eau 2 jours de suite, dans mon quartier



pris:

- un bain dans la Mer Noire, l'eau à une température parfaite (le 11 octobre!)
(Derrière nous, trés looooooooooin, l'UKRAINE)


- un petit-déjeuner, offert par le gérant de l'hôtel où nous sommes restés : tomates du jardin, fromage de chèvre de son village...Mmmmh (comme quoi, parler turc, ça sert toujours!)

- un thé avec les vendeurs dans le magasin de fruits et légumes d'à coté, qui commencent à s'habituer à me voir

- le ferry pour l'Asie comme ça, sur un coup de tête, avec Sarah



vu :

-des tanks dans les rues d'Istanbul

-le tournage d'une publicité sur l'Istiklal (les Champs-Elysées stambouliotes)

-des dauphins dans le Bosphore (MAGIQUE!!!)


C'est tout, mais c'est déja pas mal non? Chaque jour passé ici est dépaysant! Et chaque jour, j'aime un peu plus ce pays et ces habitants!
Bisous à vous, cok cok öptüm !

dimanche 4 octobre 2009

Ortaköy'de otoruyorum (J'habite à Ortaköy)

Iyi Aksamlar ! (Bonsoir!)
J'ai emménagé depuis plus d'une semaine dans mon appartement, juste avant que les cours ne commencent en fait! Il se trouve à Ortaköy, un quartier super cool, super joli et où plein de touristes viennent admirer la vue sur le Bosphore. Je vais à la fac à pied, j'en ai pour 1/4 d'heure. Pour aller au centre-ville, j'en ai pour 1/4 d'heure aussi, ou 1heure, ça dépend du trafic...


(Ortaköy est au Nord-Est, rive européenne. On voit le pont entre Europe et Asie : je le vois de ma fenêtre)


L'appart est grand, et je le partage avec 2 turques, qui étudient aussi à Galatasaray. L'appart est au 4ème étage sans ascenseur. Mon Papa dit qu'il n'y a rien de mieux pour entretenir la forme. Oui, mais jumelé aux kébabs ?
















(Ici, on se déchausse toujours en entrant chez les gens)


Mezze















J'ai vue sur une vieille maison en bois en train de s'effondrer depuis ma fenêtre. Il y en a plein d'autres dans le quartier, et pas toutes en aussi mauvais état. Toutes les rues sont pavées, COK GUZEL (Trés beau)!



Mes colocs ont des noms improbables : Keziban et Cahide, ce qui ne les empêchent pas d'être trés sympas et trés attentionnées envers moi!Leur français et leur anglais étant approximatifs, j'essaie de leur parler en turc, et j'en apprends de plus en plus... Bon, je suis quand même loin d'être à l'aise et vit le dictionnaire collé à la main.
Beaucoup d'étudiants habitent à Ortakoÿ, du coup je traine souvent chez eux (merci Lendert et Jérémy d'ailleurs!!)...




Les cours ont commencé la semaine dernière. La plupart des profs n'ont fait qu'une présentation, mais ça a été l'occasion de rencontrer les autres étudiants. Beaucoup de Sciences Po, mais aussi des facs de droits, gestion, com...
Que dire de plus ?
Tout se passe trés bien, Istanbul n'en finit pas d'être dépaysante.
Par exemple, hier, il y avait un mariage dans une rue voisine. La famille du marié est donc venue chercher la mariée chez elle (= chez ses parents). Les invités se déplacent en bus loués pour l'occasion. Un orchestre joue de la musique traditionnelle, et quand la mariée descend (au bout de 20 minutes au moins), tout le monde applaudit (y compris les voisins qui sont tous à la fenetre pour l'occasion) et se met à danser!






Petites photos de Buyukada (une des îles aux Princes, à 1h30 en ferry d'Istanbul), où on est allés faire du vélo samedi. Il paraît que le temps va se gâter, donc on voulait en profiter avant!





















Repos bien mérité après une raide montée! On aura fait le tour de l'île finalement, et ça, c'est bon pour contrer le régime kébab!








Tout au long du chemin pour grimper jusqu'au sommet (où il y a un monastère), il y a des bouts de papier. Ce sont des voeux, surtout ceux des filles qui veulent se marier...


















Öptüm (bisous)
Ségo


PS : j'en profite du coup pour donner mon adresse postale au cas où vous voudriez m'envoyer des lettres/cartes postales/fleurs/colis...
Ségolène Martin
Dereboyu Cad.
Maslak Sok.
Akgun Apt n°1 Daire 16
Ortaköy
Istanbul
TURQUIE

mardi 29 septembre 2009

Régime souvlaki

YASSAS (Salut en grec)!



Du 14 au 23 septembre, j'ai retrouvé ma plus veille amie, j'ai nommé Agathe, en Grêce pour 10 jours de vacances dans les îles des Cyclades, en attendant la rentrée.


Je suis rentrée (de haut en bas) les cheveux emmelés, les yeux remplis de beaux paysages, la marque du maillot de bain, le dos en compote (camping!), les abdos de moins en moins existants (3 mois sans danse, et régime kébab!), les sandales aux pieds...

Mais surtout pleine de réflexions :

Turcs/Grecs : même combat

Même si ce n'est pas l'amour fou entre ces deux pays, grecs et turcs ont bien plus d'un point commun :
- le même café (celui qui est tellement noir qu'il est servi avec un verre d'eau, et dont 1 cm au fond est tellement épais qu'il est imbuvable)
- le même "chapelet" de perles que les vieux égrènent à longueur de temps
- la même bedaine
- le même physique ou presque
- la même nourriture : moussaka, kebab...

Le changement majeur s'est révélé au niveau de la personnalité. Moi qui avait l'habitude que tous les turcs s'occupent de moi, me pose des milliers de questions, m'aident, quitte à s'imposer, ça a été bien différent. Mon statut est donc passé de celui de jeune européenne qui baragouine quelques mots de turc et avec qui il est intéressant de discuter à celui de touriste française comme des milliers d'autres, donc de laquelle on attend juste des sous (ou presque)...DUR !

Chaque île est comme chaque visage, tous sont différents
C'est ce que m'a dit un petit épicier, à qui on racontait notre voyage. On s'est tout d'abord retrouvées à Naxos.

Naxos, c'est la plus grande ville des Cyclades, c'est là-bas qu'on a vu les premiers villages grecs tout blancs comme on se les imagine, mais aussi des paysages superbes : longues plages de sables, montagnes ocres.


Le meilleur moyen de découvrir les îles : le scooter !


On a failli rester en bas d'une côte pour cause de poids excessif (merci le régime kébab) et de moteur trop faiblard!





On a ensuite pris le ferry jusqu'à Santorin, où on a passé 3 jours. Un cadre exceptionnel, la vue sur la caldeira à chaque tournant, des villages magnifiques et une mer chaude! Le paradis!
Santorin fut un volcan, dont la moitié est maintenant enfouie sous l'eau. L'eau est particulièrement profonde et a une magnifique couleur bleue foncée.







(Oia)




(on était pas les seules à vouloir regarder le coucher de soleil...)



(Le port d'Amoudi, en bas d'Oia: celui de 4 filles et un jean pour les lectrices)


Plages de sable noir :


(Agathe ou le snobisme incarné )

Notre périple s'est terminé par Paros, une petite île, dont on a fait le tour en scooter en une demi-journée. Plages magnifiques, ports tout mignons. Un vent à décorner les boeufs (et à emporter notre tente) a toutefois rafraichi l'atmosphère...
(Un peu de vent sur le ferry...)

Le port de Naoussa :



La plage des Kolimbithres:


Athènes : ville Erasmus
Je raccompagne Agathe à Athènes, où elle va passer son année Erasmus. Je passe une journée là-bas, avec au programme, bien sur, la visite de l'acropole et de Plaka.
(ça, c'est moi, et puis derrière, c'est le Parthénon. Cool hein ?)



Grêce-Turquie : de la carte à la pratique
Bon, si comme ça, ça a l'air tout facile de passer de la Grêce à la Turquie, en réalité, c'est plus compliqué. Pour rejoindre Agathe, j'ai du enchainer bus de nuit (une dame m'a hébergé pour le reste de la nuit, ne voulant pas que je reste toute seule à la gare toutière... hospitalité turque une fois de plus) jusqu'à kusadasi (à coté d'Ephèse, un peu avant Izmir), ferry jusqu'à Samos, puis jusqu'à Naxos.
Pour le retour, mes plans étaient de prendre le ferry jusqu'à Athènes, puis un train ou un bus de jusqu'à Istanbul (24h). Je file à la gare en arrivant à Athènes, pour réserver mon billet : NO TRAIN NO BUS pour la Turquie me hurle l'homme du guichet, .... Bon, personne ne parlant anglais et devant quand même rentrer assez vite pour mes inscriptions, je réserve un avion pour le lendemain...




De retour à Istanbul, Sarah (ma copine allemande) m'héberge pour quelques jours...Quel plaisir de revenir en Turquie! Je me sens chez moi ici!

Les dernières nouvelles ici : la Banque Mondiale et le FMi sont à Istanbul ce WE. Et DSK s'est fait jeter une chaussure dessus, à Bligi University !
http://www.lepost.fr/article/2009/10/01/1720923_nouveau-lancer-de-chaussures-cette-fois-sur-dsk.html#xtor=ADC-218
J'étais déja tombé sur une manifestation altermondialiste cette semaine, et je crois qu'il y a d'autres choses prévues, mais difficile d'en savoir plus!

Allez, une dernière photo de Santorin pour la route, parce que c'est vraiment trop beau :


Et la question à 500 liras : comment apelle t'on un keffié en grec ?


Après le palestino (en espagnol), l'arafat !